
Parentis-en-Born, 8 et 9 août 2026 : la Feria Sen Bertomiu mise sur la jeunesse et les élevages d’exception
Chaque été, les arènes Roland Portalier de Parentis-en-Born s’imposent un peu plus comme l’un des rendez-vous incontournables du calendrier novilleril landais. Pour cette édition 2026 de la Feria Sen Bertomiu, la commission taurine a construit un programme en deux temps, deux ambiances, deux élevages aux caractères bien distincts — et des novilleros qui comptent parmi les noms les plus attendus de la temporada.
Samedi 8 août — La grande première de La Golosina
La première novillada de la Sen Bertomiu 2026 est aussi un événement ganadero de première importance. Créée en 2019 par le torero-empresario Jean-Baptiste Jalabert, La Golosina est une ganadería française d’implantation récente mais déjà remarquée, constituée initialement à partir de la ganadería La Quinta. Ses novillos sont exclusivement de sang Santa Coloma par Buendia. Pour la première fois de son histoire, en France comme en Espagne, cette ganadería présentera à Parentis-en-Born un lot complet de six exemplaires.
L’encaste Santa Coloma est l’un des plus nobles et des plus exigeants qui soit — des toros fins de type, avec de la caste et de la transmission, qui réclament un toreo de vérité. Le choix de La Golosina traduit une ambition claire : proposer à l’aficion parentissoise un bétail différent, loin des sentiers battus du circuit novilleril.
Trois novilleros pour les affronter.
Alberto Donaire est l’un des novilleros espagnols les plus réguliers du circuit français cette saison. Technique et ordonné, il a montré lors de ses différentes sorties dans le Sud-Ouest une capacité à construire ses faenas avec méthode, sans jamais forcer le destin.
Ignacio Candelas apporte un profil complémentaire — un novillero au toreo instinctif, engagé, qui cherche à émouvoir davantage qu’à démontrer.
Mario Vilau est sans doute le nom le plus attendu de cette première novillada. Le Catalan a enchaîné les sorties cet été dans le Sud-Ouest — Hagetmau, Garlin, Vic-Fezensac, Captieux — avec des résultats contrastés mais une présence constante dans les grands rendez-vous novilllerils. Son toreo de temple et de profondeur, forgé dans les plazas du circuit valencien, lui a valu lors de la temporada 2025 d’être désigné triunfador absolu de la Liga de Novilladas de la Fundación del Toro de Lidia, après 22 novilladas et 46 oreilles coupées. À Parentis, il retrouvera un encaste Santa Coloma qu’il connaît bien pour avoir toréé les novillos de Jalabert à Hagetmau début août.
Samedi 8 août à 18h — Arènes Roland Portalier, Parentis-en-Born
Dimanche 9 août — Le retour des José Cruz
Le dimanche, la commission taurine a renouvelé sa confiance à une ganadería qui avait fait forte impression l’année précédente. La commission taurine de Parentis-en-Born avait déjà fait le choix l’an passé de faire confiance à la prestigieuse ganadería José Cruz, offrant au public un lot complet et de très bonne qualité, avec pas moins de sept oreilles, et un triomphe pour les trois novilleros présents — El Mene, Aaron Palacio et Javier Zulueta, ces deux derniers étant depuis devenus matadores de toros.
Cette année encore, le ganadero Rafa Cruz a présenté à la commission taurine un lot remarquable. La Ganadería José Cruz, installée à Ciudad Rodrigo dans la province de Salamanque, issue génétiquement de Jandilla via Daniel Ruiz, est parfois surnommée « les Jandilla du campo charro » — des novillos nobles et encastés, qui donnent aux toreros une vraie matière à travailler. On les a vus à Parentis, à Mont-de-Marsan lors de la novillada piquée de la Madeleine, et dans plusieurs férias espagnoles de référence cette saison.
Trois novilleros pour une après-midi qui s’annonce chargée.
Martin Morilla arrive à Parentis avec l’ambition de se faire un nom dans les arènes landaises. Novillero espagnol en pleine progression, il cherche à confirmer dans le circuit français ce qu’il a montré en Espagne lors de ses dernières sorties.
Ignacio Garibay prend la place d’Álvaro Serrano, contraint de déclarer forfait sur blessure. Le remplaçant n’est pas un inconnu — c’est même l’une des révélations mexicaines les plus impressionnantes de ces deux dernières saisons. Formé à l’École Taurine José Cubero « Yiyo » de Madrid, Garibay a bouclé la temporada 2025 comme leader de l’escalafón des novilleros sans picadors, avec 38 novilladas et 77 oreilles coupées en Espagne, France et Portugal. Parmi ses faits d’armes, un triomphe à Dax avec deux oreilles en finale du certamen, la victoire au Certamen International de La Malagueta à Málaga, et une présence en finale du « Camino hacia Las Ventas » à Madrid. Pour 2026, il a franchi le cap des picadors, intégrant le Circuito de Novilladas de la Communauté de Madrid — une étape décisive dans la progression de ce novillero au toreo plein de vérité et de personnalité. À Parentis, face aux José Cruz, il aura l’occasion de confirmer que son toreo de vérité fonctionne aussi bien avec les picadors qu’il le faisait sans.
Victor Clauzel complète un cartel de belle tenue. Le Saintois apparaît comme un torero en construction, animé par une conviction simple : le toreo est d’abord une quête personnelle, une recherche d’équilibre entre technique et instinct. Formé principalement aux côtés de son père, qui lui a transmis une vision instinctive et respectueuse du toro, il est le vainqueur du Prix Nimeño II lors de sa brillante saison 2025, récompensé du Brindis d’Or du meilleur novillero de la saison. Après son passage à Soustons la veille, il sera sur le sable de Parentis le dimanche — deux jours, deux places, un rythme de torero en pleine ascension.
Dimanche 9 août à 18h — Arènes Roland Portalier, Parentis-en-Born